LINDEPENDANTSN.COM-Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a plaidé samedi pour une priorisation rigoureuse des dépenses publiques, estimant que la rareté des ressources impose à l’État des arbitrages stricts afin de garantir l’efficacité et la soutenabilité des politiques publiques.
S’exprimant lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale consacrée à l’examen du projet de budget de son département pour l’exercice 2026, le ministre a souligné que toutes les urgences ne peuvent être satisfaites simultanément. « Lorsque les ressources sont limitées, l’arbitrage devient une nécessité. Tout peut être urgent, tout peut être important, mais il nous faut prioriser », a-t-il déclaré.
Selon Cheikh Diba, cette priorisation doit s’appuyer sur l’impact réel des politiques publiques, l’équité territoriale et la soutenabilité financière. Il a indiqué que les allocations budgétaires prévues dans la loi de finances 2026 ont été arrêtées « avec prudence », à l’issue d’arbitrages budgétaires « rigoureux ». Des crédits ont été accordés chaque fois que des marges ont été identifiées, a-t-il précisé.
À défaut de ressources suffisantes, le gouvernement a opté pour des solutions alternatives, telles que l’optimisation des dépenses, le redéploiement interne, la rationalisation des programmes et le phasage des investissements, afin d’assurer une gestion plus efficiente des finances publiques.


