EXECUTION DES CHANTIERS PUBLICS: Les mises en garde de Dethié Fall

Devant les parlementaires, le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a affiché une fermeté absolue concernant le respect des délais dans l’exécution des chantiers publics. Conscient de l’ampleur du déficit infrastructurel que traverse le pays, il rappelle que le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko ont consenti un effort financier exceptionnel, mobilisant 700 milliards F CFA malgré un contexte économique tendu. Selon lui, cet engagement traduit la volonté du gouvernement de combler, de manière réfléchie et durable, le retard accumulé depuis des années.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’une gestion exemplaire des ressources publiques : « Chaque centime mobilisé par l’État doit aller là où il est prévu. Toute entreprise qui faillit sera sanctionnée », affirme‐t‐il. Il prévient que tout manquement aux délais entraînera des mesures fermes : « Si une entreprise me donne un calendrier, je viendrai constater moi‐même. Je n’ai besoin de l’argent de personne. Je suis correctement payé et je mènerai ce travail avec rigueur tant que je serai à ce poste ». Déthié Fall annonce ainsi un changement de gouvernance dans la conduite des chantiers, qu’il veut fonder sur l’exigence, la transparence et une discipline quasi militaire : « J’appliquerai une rigueur martiale avec les entreprises ». Ce tournant marque, selon lui, la volonté du gouvernement de rompre avec les pratiques laxistes du passé. Pour appuyer cette nouvelle orientation, il prévoit l’organisation d’un conclave national consacré à l’élaboration d’une carte complète des infrastructures du pays. Cet outil permettra d’avoir une vision globale, de mieux anticiper les besoins, d’éviter les incohérences et de planifier les investissements de manière cohérente et durable.

L’engagement du gouvernement à résorber le déficit infrastructurel.

À propos de la relance du PSD, Déthié Fall indique que des renégociations ont été entamées, les coûts initiaux s’étant avérés trop élevés « Nous devons tout réexaminer à la lumière de la situation économique réelle », souligne‐t‐il. Il reconnaît qu’il est impossible de construire toutes les routes du pays simultanément, mais réaffirme la détermination du gouvernement à résorber progressivement le déficit infrastructurel. Le ministre a également mis l’accent sur les secteurs prioritaires : modernisation des infrastructures universitaires, investissements renforcés dans la santé, rattrapage dans les zones défavorisées, afin de garantir une véritable équité territoriale. « Tous les Sénégalais, où qu’ils vivent, doivent bénéficier d’infrastructures dignes », rappelle‐t‐il. Le budget 2026 de son ministère s’élève à 728 427 280 128 F CFA en autorisations d’engagement (AE) et 716 129 572 271 F CFA en crédits de paiement (CP). Une enveloppe largement orientée vers l’investissement, témoignant de l’ambition du gouvernement de transformer le réseau national. Elle se décline en plusieurs programmes majeurs : Programme routier et ferroviaire : 486,8 milliards F CFA (AE) et 483,6 milliards F CFA (CP), pilier de la stratégie nationale ;Programme équité territoriale et développement des pôles : 73,2 milliards F CFA (AE) et 68,2 milliards F CFA (CP) ; Infrastructures portuaires et aéroportuaires : 12,61 milliards F CFA (AE) et 8,56 milliards F CFA (CP) ;Pilotage et gestion administrative : 498,2 millions F CFA, incluant les dépenses de personnel et les biens et services nécessaires au fonctionnement du ministère. À travers ces mesures, Déthié Fall affirme sa volonté d’assurer une meilleure gouvernance des infrastructures publiques, fondée sur l’efficacité, la transparence et la responsabilité.

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